Jean Carbonare

Une gigantesque prison pour un gigantesque cimetière !

suivi de : Réactions à Pierre Péan

Rappelons que, le 24 janvier 1993, Jean Carbonare, de retour du Rwanda où il effectuait une mission pour la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, témoignait de la préparation du génocide. Il intervenait alors sur France 2, suppliant la France de se désengager de la politique criminelle entreprise

– plus d’un an avant le drame : « Notre pays qui supporte militairement et diplomatiquement ce système a une responsabilité... J’insiste beaucoup : nous sommes responsables... On peut faire quelque chose, il faut qu’on fasse quelque chose. »

Il ne sera, malheureusement, pas entendu.

Quinze ans plus tard, il se souvient :

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Le 7 janvier 1993, j’arrive à Kigali, membre d’une commission d’enquête internationale de la FIDH, sur les violations des Droits de l’Homme au Rwanda.

Peu à peu, je découvre que mon pays « fait la guerre », il est engagé avec les meilleurs de ses soldats.

Je vois d’abord les barrages sur toutes les routes, sur toutes les pistes du pays : 85% de la population (les Hutus) est en train d’écraser les 15%( les Tutsis).

Sur tous les barrages, les soldats des FAR, les gendarmes, et les miliciens des partis du gouvernement, tous armés jusqu’aux dents, contrôlent rigoureusement tous les déplacements en regardant la carte d’identité qui mentionne l’ethnie. Les Hutus circulent librement, sans problèmes. Les Tutsis doivent être munis d’un laisser-passer signé du maire de la commune d’origine et de celui de la commune d’accueil. Ces contrôles rigoureux exposent les Tutsis à de grands risques : le moindre mal est d’être renvoyé dans la commune d’origine, mais le plus souvent, c’est la « disparition pure et simple » au barrage.

Une gigantesque prison pour un gigantesque cimetière !

Nous étions arrêtés systématiquement à tous les barrages, tous les 10 kilomètres au maximum et, sur certains, nous remarquions, avec un certain malaise, la présence de soldats français.

À chaque arrêt, nous rencontrions des problèmes à cause de nos interprètes Tutsis.

J’ai été personnellement soumis à ce contrôle dans la commune de Kayové où une femme-enfant tutsie attendait devant le cachot. Elle attendait la possibilité d’apercevoir son mari qui était à l’intérieur. Je suis entré, j’ai vu le mari. Il n’avait rien à manger et attendait on ne sait quoi. J’ai posé la question à l’interprète : « Qu’est-ce qui va arriver à cet homme ? » Il m’a répondu : « Probablement qu’il sera brutalisé, et après… » Il est resté très dubitatif et a poursuivi son travail auprès d’un autre prisonnier du cachot. Le bourgmestre de Kayové, un Hutu, est alors venu pour assister à l’interrogatoire. J’ai vu qu’il était particulièrement attentif.

Sur le chemin du retour, nous avons connu une séquence dramatique. Il faisait nuit, nous étions dans la forêt. Nous avons été arrêtés à la sortie de Kayové par un barrage de miliciens.

Ils voulaient impérativement faire descendre notre interprète de la voiture et que nous le laissions au barrage. Ce dernier était mort de peur, il savait et nous savions ce qui l’attendait. Nous avons refusé, ils ont voulu ouvrir la porte. Alison Desforges a eu le réflexe de verrouiller la porte arrière et nous sommes partis.

Cette violence, nous nous y attendions, mais ce qui nous a surpris, c’est sa généralisation, nous l’avons trouvée dans toutes les régions où nous sommes allés. Tout le monde savait ce qui se passait et se préparait : les autorités civiles, militaires, religieuses, aussi bien rwandaises qu’étrangères.

Ainsi, j’interpellais un prêtre étranger en lui disant :

« Mon père, vous voyez bien des places vides dans votre église le dimanche matin à la messe ? » Silence …

J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec l’ambassadeur de France. Il était informé mais avait banalisé l’inacceptable : « Ce sont des rumeurs… » Quelques jours plus tard, j’ai pu lui dire, après les visites sur le terrain, que ces rumeurs étaient des certitudes. Ma visite, malgré les apparences, a sans doute porté ses fruits, mais je ne l’ai su que beaucoup plus tard, en lisant Le Monde du 2 juillet 2007.

Au cours de nos investigations, nous nous sommes peu à peu rendus compte que les autorités du pays ne coopéraient pas avec nous, au contraire, elles participaient directement à l’organisation du génocide : les barrages quadrillaient complètement l’ensemble du pays, la présence d’autorités, durant les interrogatoires des Tutsis, a mis en danger non seulement la vie de nos interprètes, mais encore celle de certains témoins. J’éprouvais un grand malaise en mesurant dans quelle situation se trouvaient peu à peu enfermés les gens que nous étions censés être venus protéger.

Rentré en France, bouleversé par tout ce que j’avais vu et entendu, je ne cesse d’alerter les autorités politiques et religieuses de mon pays.

Grâce à Jean Lacouture qui avait été le professeur de Bruno Delaye et dont il avait gardé un bon souvenir, je rencontre ce dernier à plusieurs reprises. J’avais la grande naïveté, je m’en suis rendu compte plus tard, de penser que la cellule africaine de l’Élysée allait prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ces populations si vulnérables, leur éviter ces souffrances dont j’avais été le témoin au Rwanda.

Je déchante vite, en particulier après le dernier entretien. Bruno Delaye me reçoit dans son bureau. Dès le début de l’entretien, il met ostensiblement ses pieds sur son bureau, décroche le téléphone et appelle une autre autorité à laquelle il propose « d’intégrer Mobutu dans le processus d’intervention au niveau du terrain ». Puis il repose son téléphone, il me regarde avec un léger sourire. Je lui pose alors cette question : « Vous pensez qu’avec Mobutu vous allez rétablir la paix dans la région ? »

Je me lève alors et je quitte son bureau, conscient qu’il n’y a plus rien à attendre de la part de nos autorités pour la protection des populations les plus menacées.

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Réactions à Pierre Péan

Bien des années plus tard, en 2005, Pierre Péan faisait paraître un livre, Noires fureurs, blancs menteurs, dans lequel il n’hésitait pas à s’en prendre en particulier à Jean Carbonare, présenté comme un agent de propagande des “khmers noirs”.

Par-delà ses multiples diffamations, ce livre exhibait “sans complexes” un point de vue essentielement raciste – ce pourquoi il est poursuivi par Sos Racisme.

Dans les courriers ci-dessous, Jean Carbonare répondait à celui qui avait pensé éclairer le débat sur la responsabilité de la France au Rwanda en exhumant la biographie du collégien d’avant-guerre à Besançon, plutôt qu’en s’intéressant sérieusement au génocide des Tutsi.

Lettre à Monsieur Péan,

Votre livre « Noires fureurs, blancs menteurs », nous a beaucoup étonnés et profondément blessés, nos amis et moi-même.

Il nous a étonnés car nous pensions qu’en bon journaliste, vous iriez directement aux sources afin d’être sûr de ce que vous affirmez dans le chapitre « Les fables de Carbonare » et dans d’autres passages du livre.

Ce chapitre aurait dû être étayé par des documents plus sérieux, que nous tenons à votre disposition auprès de notre avocat Maître Jean-Jacques de Félice.

Oui, j’ai bien été condamné à mort par les Allemands en 1944, puis gracié et envoyé dans un camp de travail en Allemagne. Le témoignage d’un habitant de Colombier-Fontaine l’atteste en 2000.

Oui, j’ai bien intégré les Arts et Métiers, d’abord à Châlons-sur-Marne, puis à Marseille, à l’Ecole d’officiers de Marine Marchande, mais ma santé, bien fragilisée par mon séjour dans les camps en Allemagne, ne m’a pas permis de poursuivre mes études .Des documents officiels l’attestent.

Oui, j’ai bien participé avec Robert Buron aux négociations préliminaires des Accords d’Evian, mais de façon très officieuse et très discrète .Une lettre signée de la main même de Robert Buron l’atteste

Non, je n’ai pas « dirigé » la rédaction du rapport de la CIE. Bien qu’assumant tous les termes de ce rapport , je n’ai pas participé à sa rédaction à Bruxelles. Eric Gillet , l’un des principaux rédacteurs, vous l’a dit ,mais vous n’avez pas tenu compte de ce qu’il affirmait.

Non, je n’ai jamais été nommé conseiller du président Bizimungu. Il m’a seulement confié quelques missions très ponctuelles , soit d’ordre éthique, soit d’ordre technique .Un document officiel signé de sa main l’atteste .

Quel intérêt trouvez-vous à me faire passer pour un ennemi acharné de la France ? Mon combat n’était pas dirigé contre mon pays, mais contre une image défigurée de la France. J’ai toujours voulu la réhabiliter en établissant des liens entre notre pays et les communautés étrangères, qu’elles soient algériennes ou rwandaises, pour une recherche de plus de paix et de justice.

C’était une des exigences de mon engagement chrétien .

Ce que vous avez présenté comme une manœuvre politique, à propos d’E.Rwabuhihi, n’était pas autre chose qu’une démarche de solidarité entre Églises du Sud et Églises du Nord.

C’est bien mal connaître les Rwandais et les mépriser de penser qu’ils avaient besoin de moi pour être « l’œil du FPR ».

En relation avec cette dernière remarque, voici le deuxième point, le plus grave, beaucoup plus grave que vos mensonges sur ma vie.

Je suis scandalisé par tout le racisme qui suinte de votre livre. Comment, au XXIème siècle, pouvez-vous encore vous référer à des clichés aussi primaires que ceux des premiers explorateurs européens de la fin du XIXème siècle ? C’est là le problème le plus grave que pose votre livre et pour lequel vous devriez être cité en justice et votre livre interdit de vente.

La question que je me pose maintenant à votre sujet : qui vous a poussé à écrire ce livre ? Tous les mensonges relevés à mon sujet ne finissent-ils pas par discréditer votre argumentation sur d’autres sujets ? .

Pour terminer, nous vous disons à la fois notre indignation et, pourquoi pas, notre compassion.

Cependant au nom de mes enfants et petits-enfants, je vous demande de me présenter publiquement des excuses pour les fables que vous avez développées à propos de ma personne.

Jean Carbonare

Dieulefit, ce mercredi 11 janvier 2006

__

Chers amis et membres de nos familles,

Vous avez peut-être découvert, comme nous, le livre de Pierre Péan : « Noires fureurs, blancs menteurs ».

Notre premier réflexe, fort légitime, a été d’intenter un procès en diffamation.

Cependant, nous avons estimé que c’était donner trop d’importance à un document indigne du métier de journaliste tant dans le fond que dans la forme.

Néanmoins, il nous semble essentiel de partager avec vous un certain nombre de points pour éclairer votre jugement.

Les grandes lignes qui orientent ma réflexion et mon action depuis de nombreuses années s’inspirent :

• De Lévinas et son message : « Le respect de l’étranger et la sanctification du nom de l’Eternel forment une étrange égalité en dehors de laquelle tout est vain mot. »

• De Einstein et son avertissement : « Nous vivons dans un monde de violence. Le danger ne vient pas de ceux qui font le mal, il vient de ceux qui regardent et qui se taisent. »

• D’Eric Fuchs et son discernement : « Il n’y a pas d’avenir possible pour un pays qui ne sait pas demander pardon. »

Dans ce livre de Pierre Péan, le chapitre intitulé « Les Fables de Jean Carbonare » est mensonger et diffamatoire et son parti pris l’a aveuglé tout au long de son enquête.

En décidant de m’accabler, il a orienté tous les témoignages contre moi, sans en vérifier les sources et, le plus souvent, il a tronqué le récit des évènements.

« Il est renvoyé pour avoir monté une cabale contre un de ses professeurs » (p.146).

En effet, je fus accusé, à tort, d’avoir adressé une lettre d’insultes à l’un de mes professeurs. Renvoyé du collège, le pasteur « Père Jacquot », et mon tuteur, Monsieur Baumann, se déplacèrent spécialement à Besançon pour faire une expertise graphologique qui démontra mon innocence : l’écriture de la lettre anonyme et la mienne étaient totalement différentes.

L’inspecteur d’Académie le reconnut, mais ne voulant pas blâmer le directeur du collège, il trouva un arrangement en m’intégrant dans un autre établissement : l’École d’Horlogerie de Besançon.

Oui, j’ai bien été, en 1944, pendant un mois dans le quartier des condamnés à mort à Belfort puis envoyé dans un camp de travail en Allemagne. Le témoignage d’un habitant de Colombier-Fontaine, enregistré à la mairie de Colombier-Fontaine, l’atteste en 2000.

Oui, j’ai bien intégré les Arts et Métiers, d’abord à Châlons-sur-Marne, puis à Marseille à l’Ecole d’officiers de Marine Marchande, mais mon état de santé, après un long séjour dans les camps en Allemagne, ne m’a pas permis de poursuivre mes études. Des documents officiels l’attestent.

Oui, j’ai bien participé avec Robert Buron, ministre des transports sous le Général de Gaulle, en 1959-1960, aux négociations préliminaires des Accords d’Evian, mais de façon officieuse et très discrète.

Des lettres du 27 juin 1960 et du 11 avril 1962, signées de la main même de Buron, l’attestent :

J’ai bien reçu votre lettre du 23 juin qui confirmait l’état d’esprit que nous connaissons à Tunis par d’autres sources. Je vous en remercie.

Maintenant les procédures de contact ont commencé officiellement et régulièrement. Espérons qu’elles aboutiront à la Paix dans les meilleures conditions possibles pour notre Pays.

Vous êtes de ceux qui, inlassablement, avez tissé des liens entre nos deux Communautés et aussi entre dirigeants français et FLN et qui n’avez jamais hésité à retendre un autre fil quand le premier était casé et, de ceci, nous pouvons vous être reconnaissants.

Non, je n’ai pas « dirigé » la rédaction du rapport de la CIE [1].

Bien qu’assumant tous les termes de ce rapport, je n’ai pas participé à sa rédaction à Bruxelles.

Eric Gillet, l’un des principaux rédacteurs, l’a dit à Monsieur Péan, mais il n’en a pas tenu compte.

En ce qui concerne la présence de nos militaires au camp de Bigogwe, je l’ai affirmé au JT de 20 heures fin janvier 1993, parce que l’ambassadeur de France à Kigali m’a dit lui-même que nos officiers n’y séjournaient que dans la journée et qu’ils ne pouvaient donc être au courant de ce qui s’y passait la nuit. Bien sûr, je n’ai pas de preuve écrite de cet entretien. Cependant , aucun démenti n’a été opposé à cette affirmation à l’époque. Il a fallu presque treize ans pour que mes propos soient mis en doute.

D’autre part, de source sûre, l’armée belge était bien dans ce camp en janvier 1993, mais notre armée française également y participait à des entraînements. De toutes façons, le procès qu’il me fait à propos de ce camp est dépassé, beaucoup de témoignages concordent maintenant pour établir la présence de nos soldats dans des opérations auxquelles ils n’auraient jamais dû s participer, et sur plusieurs lieux à travers le Rwanda. Un procès est d’ailleurs en cours.

Non, je n’ai jamais été nommé conseiller du président Bizimungu.

Il m’a seulement confié quelques missions très ponctuelles, soit d’ordre éthique, soit d’ordre technique. Un document officiel signé de sa main l’atteste.

Ce qu’il a présenté comme une manœuvre politique, à propos d’Ezachias Rwabuhihi, n’était pas autre chose qu’une démarche de solidarité entre Églises du Sud et Églises du Nord.

C’est bien mal connaître les Rwandais et les mépriser de penser qu’ils avaient besoin de moi pour être « l’œil du FPR ».

Nous n’avons pas voulu reprendre tout le détail des calomnies, mais nous tenons des copies des preuves de ses mensonges à disposition de tous auprès de notre avocat.

Nous avons écrit une lettre à Péan pour lui dire notre indignation et aussi notre compassion, car il s’est laissé emporter par son désir de défendre une cause qui n’est plus défendable.

Jusqu’à présent, il n’a pas demandé à notre avocat, Monsieur Jean-Jacques de Félice, les documents officiels qui permettaient de rétablir la vérité.

Pour nous, c’est un signe de sa mauvaise foi : il a cherché à me discréditer pour discréditer mes avertissements de janvier 1993, à savoir la découverte des préparatifs du génocide au su et au vu de tout le monde, 15 mois avant .

Je ne regrette pas de l’avoir fait. Je dis souvent qu’il faut savoir payer le prix de son engagement.

Mais, ces mensonges sur ma vie privée ne sont que peu de choses au regard de ma question :

Quel intérêt Mr Péan a-t-il trouvé à me faire passer pour un ennemi acharné de la France ?

Mon combat n’était pas dirigé contre mon pays, mais contre une image défigurée de la France.

J’ai toujours voulu la réhabiliter en établissant des liens entre notre pays et les communautés étrangères, qu’elles soient algériennes ou rwandaises, pour une recherche de plus de paix et de justice.

C’était l’une des exigences de mon engagement chrétien.

Mon rôle s’arrêtait là et quand il m’accuse d’avoir collecté des fonds soit pour le FLN, soit pour le FPR, c’est de la calomnie.

Tout cela, bien sûr, m’a blessé, mais surtout, je suis scandalisé par tout le racisme qui suinte de son livre. Comment, au XXIème siècle, Mr Péan peut-il encore se référer à des clichés aussi primaires que ceux des premiers explorateurs européens de la fin du XIXème siècle ?

C’est là le problème le plus grave que pose son livre et pour lequel Mr Péan devrait être cité en justice et son livre interdit de vente.

La question que nous nous posons maintenant à son sujet : Qui a poussé Mr Péan à écrire ce livre ?

J’aurais certes préféré terminer tranquillement mes jours dans la douceur et la beauté du Petit-Vallon, mais il faut encore, jusqu’au bout, combattre pour que la vérité et la justice émergent…

Mon seul regret, c’est que mon pays tarde tant à demander pardon,comme l’ont fait les États-Unis et la Belgique. La Turquie ne veut toujours pas reconnaître le génocide des Arméniens 60 ans après, faudra-t-il encore tant d’années pour que nos autorités comprennent qu’elles rendront service à notre pays, à la vérité historique qui, seule, peut rétablir nos peuples dans leur dignité et leur guérison ?

Puissent des chercheurs et des historiens français et rwandais y arriver un jour avant que mes yeux se ferment. C’est mon désir le plus cher.

Avec toute mon amitié et mes vœux les plus fraternels pour vous et les vôtres à l’occasion de la nouvelle année 2006. Qu’elle soit féconde et porteuse d’Espérance .

Jean Carbonare

Mis en ligne par Jean Carbonare
 20/10/2008

[1Commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’homme au Rwanda depuis le 1er octobre 1990 : http://cec.rwanda.free.fr/documents/doc/RapportMars93/ComIntMars93.pdf


N°2 • 2008

La Nuit rwandaise n° 2 • 7 avril 2008 10 euros • 416 pages ISBN : 2-84405-230-4
Michel Sitbon

Pour le quatorzième anniversaire du génocide des Tutsi du Rwanda, la revue Médias, dans sa livraison du Printemps 2008, consacre trois pages à la défense de Pierre Péan, journaliste réputé, auteur de Noires fureurs, blancs menteurs, paru en 2005 aux Mille-et-une-nuits (...)

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La Commission d’enquête rwandaise, décidée lors des cérémonies du dixième anniversaire du génocide, a été officialisée le 14 avril 2005. Elle se donne pour « mission générale de dégager le rôle qu’a joué l’Etat Français dans la préparation et l’exécution du génocide rwandais de 1994 ». Cette commission, dite (...)

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L’année 2007-2008 aura été une année charnière dans la poursuite des présumés génocidaires rwandais qui ont été complaisamment accueillis sur le sol français. Le président du CPCR (Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda), Alain Gauthier, fait le point. Pour une information actualisée sur les (...)

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Auteur de divers livres sur le génocide non encore traduits en français, vraisemblablement parce qu’elle y a abordé un peu trop franchement la question de la responsabilité française, Linda Melvern est consultante au Tribunal d’Arusha. Elle est également professeur Honoraire au département de (...)

Yves Cossic

Notre vie risque de toucher à sa fin si nous nous taisons alors que le courage du cœur exige de parler. - Martin Luther King La dernière horreur du XXe siècle “progressiste” fut bien le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994. Que le négationnisme devienne dans le pays des Droits de l’homme la chose la (...)

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