Terrorisme en Afrique : la nuit camerounaise

Marie Louise Eteki-Otabela

Une analyse sérieuse du terrorisme n’est ni un amoncellement des faits ni une accumulation des données, mêmes les plus objectives qui soient. D’autant plus qu’historiquement, avec le temps, la mémoire collective s’embrume.

L’épistémologie du terrorisme implique à notre avis : d’abord la mise au clair de l’origine du terrorisme des États africains par exemple. Étant entendu que l’origine est distincte des « causes » (selon Hannah Arendt). Ensuite la responsabilité dans l’instauration d’un pouvoir criminel n’est pas qu’une question juridique.

Enfin, il nous semble important de tenir compte du fait que les préoccupations sémantiques ne suffisent pas à expliquer la production, ou plutôt l’apparition d’une idéologie terroriste qui à notre avis est au fondement du pouvoir totalitaire.

DE L’INCENDIE DU QUARTIER CONGO… À BOKO-HARAM
QUELS FAITS ?

« Le 20 avril 1960, un quartier populaire de Douala est bouclé au petit matin par l’armée et la police, pendant qu’un hélico asperge du carburant sur les maisons. Puis on y met le feu (...)

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