Interview de Bernard Kouchner
Europe1 - 2 octobre 2007

Kouchner essaie de dissimuler sur Europe 1 la responsabilité de la France dans le génocide rwandais.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a reconnu mardi que la France avait commis des « erreurs politiques » au Rwanda, mais il a réfuté avec force “toute participation française aux massacres perpétrés lors du génocide de 1994.« Plus ça change, plus c’est la même chose : gouvernement de droite ou de gauche, ministre de gauche dans un gouvernement de droite, les mêmes mensonges persistent, destinés à occulter la complicité politique et militaire de la France mitterrandienne pendant la préparation puis la mise en place du génocide des Tutsis du Rwanda. De quoi désespérer de la politique française à l’étranger en général, en Afrique en particulier... »Je crois qu’il y a eu des erreurs politiques, d’analyses politiques« , a déclaré Bernard Kouchner au micro d’Europe 1, ajoutant qu’il ne »dirait jamais qu’il y a eu une participation de l’armée française au moindre meurtre« . Sur quoi se base-t-il pour avancer cela ? Réfute-t-il les témoignages de survivants du génocide qui confirment le contraire ? Il faut que le ministre donne alors des preuves concrètes de ses assertions. »La France est coupable d’erreurs politiques, elle n’est pas coupable de génocide et sûrement pas l’armée française« , a-t-il insisté. Mais où s’arrête la responsabilité lorsqu’une armée (française, ici) forme et encadre une autre armée (les Forces armées rwandaises- FAR), qui s’entraîne puis réalise un génocide ? Quelles sont ces »erreurs" ? Et où s’arrête la responsabilité ?

Par Benjamin Sehene

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Bernard Kouchner était pourtant autrement moins catégorique, certainement plus sincère et par là presque émouvant lorsque, dans le documentaire de Jean-Christophe Klotz, “Kigali, des images contre un massacre”, il exprime son malaise face à l’attitude pour le moins ambiguë de François Mitterrand vis-à-vis du gouvernement raciste
d’Habyarimana et des sbires génocideurs qui lui ont succédé, juste après l’attentat du 6 avril 1994. François Mitterrand dont Bernard Kouchner fut le ministre de la Santé et de l’Action humanitaire entre 1992 et 1993.

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