Le troisième mandat du Président Paul Kagame

Augustin Gatera
8/04/2016

Augustin Gatera

S’« il n’est pas de sauveur suprême », comme dit la chanson, et bien que « nul n’est irremplaçable », les Rwandais ont massivement décidé de permettre au président Kagame de pouvoir les représenter à nouveau, à la fin de son second mandat.

La politique intérieure rwandaise n’est évidemment pas le sujet de cette revue.

Nous publions cependant ce texte d’Augustin Gatera sur la révision de la constitution rwandaise permettant au président Kagame de briguer un troisième mandat.

En effet, les milieux négationnistes, tout comme leurs nombreux soutiens en Europe et dans le monde, se sont emparés de l’appel des Rwandais qui ont massivement réitéré leur confiance à Paul Kagame – lors d’une pétition regroupant plus de 3,5 millions de signatures puis par referendum – pour propager à nouveau leurs idées extrémistes. Désinformation, amalgames, confusionnisme, remise au goût du jour des vieilles antiennes génocidaires... Rien n’aura été épargné aux Rwandais pour les convaincre, sur un ton paternaliste et condescendant, qu’ils devaient renoncer à leur projet.

Stephen Smith, dont général Lanxade rappelle dans ce numéro qu’il « nous a sauvé la mise », aura même été ressorti du placard : le négrologue officiant jadis à désinformer les lecteurs de Libération puis du Monde se fendant, dans le New York Times, en juillet dernier, d’une tribune contre le président rwandais. Ainsi, « haro sur Kagamé » deviendrait le mot d’ordre de la presse mondiale.

Sans opinion sur le fond du débat, de savoir s’il est juste ou pas que se prolonge une présidence qui aura assuré, quoi qu’on en dise, une forme de bonne gouvernance au Rwanda, La Nuit rwandaise ne peut que se réjouir de ne pas hurler avec les loups.

le_troisieme_mandat_du_president_paul_kagame.pdf
Augustin GATERA st un ancien fonctionnaire de l’UNESCO
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 8/04/2016

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