Ivar Petterson

Le génocide de Srebrenica

130 000 personnes massacrées en Europe

« Le génocide consiste à commettre certains actes dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Ces actes sont les suivants : meurtre de membres du groupe, atteinte à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe, soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence entraînant sa destruction physique, totale ou partielle ».

LE GENOCIDE DE SREBRENICA

Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide adoptée par l’Assemblée de l’ONU le 9 décembre 1948 :

« Le génocide consiste à commettre certains actes dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Ces actes sont les suivants : meurtre de membres du groupe, atteinte à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe, soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence entraînant sa destruction physique, totale ou partielle ».

« Sont punissables non seulement les actes de génocide, mais encore l’entente en vue de commettre le génocide ou l’incitation à commettre le génocide, ainsi que la tentative de génocide et la complicité dans ce crime. »


Le génocide de Srebrenica n’est que la partie reconnue, tel un iceberg, d’une entreprise criminelle beaucoup plus vaste (partie non-reconnue comme génocide) qui a eu pour cible la population bosniaque du fait de sa culture et religion musulmane, jugée incompatible pour l’avenir de l’Europe par certains décideurs locaux et internationaux.

Cette offensive destructrice a débuté par une élaboration intellectuelle dans certains cercles nationalistes, comme l’Académie des Arts et des Sciences de Belgrade, qui a rédigé son Mémorandum en 1986 déjà.

C’est au tout début de l’offensive des forces Serbes, en avril 1992, qu’il y a eu le plus grand nombre de victimes, par la prise de plus de 2/3 du territoire de la Bosnie-Herzégovine, de villes et de villages, l’arrestation et le massacres ciblé des intellectuels et gestionnaires non-Serbes, notamment à Prijedor à l’ouest, Bjelina et Bratunac à l’est.

Longtemps évalué à environ 200.000 victimes entre 1992 et 1995, le nombre de victimes a été ramené après vérification à environ 130.000 personnes, dont 30.000 dans la région de l’est, Srebrenica compris.

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Mis en ligne par Ivar Petterson
 10/05/2015

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