Serge Farnel

La France impliquée « de près et de loin » dans le génocide

Fin septembre 2005, le Journal Officiel[1] publiait la réponse du Quai d’Orsay[2] à une question écrite adressée par le député français Jean-Claude Lefort, relative au génocide des Tutsi du Rwanda.

Le ministre français des Affaires étrangères formula sa réponse en s’appuyant sur l’opération d’évacuation des ressortissants occidentaux :

« Au moment du déclenchement des massacres », lui répondit-il, « il n’y avait sur le terrain aucun soldat français autre que ceux de l’opération Amaryllis[3]. »

Il poursuivit dans cette logique, précisant que, par voie de conséquence, « aucun coopérant ni aucun militaire français – est-il besoin de le dire ? (sic) – n’avait ainsi pu participer, de près ou de loin, au génocide perpétré au Rwanda ».

« DE PRÈS » : UNE ENQUÊTE EST OUVERTE...

Il n’est pas inutile, à cet endroit, de rappeler au chef du Quai d’Orsay qu’alors que le génocide n’était pas entièrement consommé, une certaine Opération Turquoise marqua le retour des militaires françaises sur les terres du Rwanda. C’est ainsi que l’argument utilisé par le ministre, selon lequel aucun militaire français n’aurait participé au génocide, fut-ce « de près ou de loin », est aujourd’hui malmené par des témoignages se recoupant parfaitement et s’appuyant sur des critères de lieux et de temps vérifiables. Certains d’entre eux, pour avoir été jugés recevables par le Tribunal aux Armées de Paris (TAP),ont d’ailleurs conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire. À en croire ces témoins, certains militaires français ne se seraient pas contentés de participer « de loin » à ce génocide, mais auraient bien pu joindre leurs compétences aux petites mains qui l’accomplirent.

Or, lorsque le ministre fit connaître la réponse officielle du Quai d’Orsay à Jean-Claude Lefort, il n’était pas sans ignorer l’existence ni même le contenu de ces plaintes, celles-ci ayant été déposées sept mois auparavant ! Mais peut-être le chef du Quai d’Orsay avait-il cru bon alors de miser sur le succès des efforts soutenus déployés par le ministère de la Défense pour parvenir à ce que jamais l’on ne parvint à ouvrir ces enquêtes.

... ET « DELOIN » : UN GÉNOCIDE EN PILOTAGE QUASI-AUTOMATIQUE

Le ministre français des Affaires étrangères prit ensuite le parti d’écrire qu’il n’y aurait pas eu, « au moment du déclenchement des massacres », de soldats tricolores au Rwanda autres que ceux d’Amaryllis. Ainsi invita-t-il les députés à s’appuyer sur un axiome mensonger aux fins de parvenir à leurrer l’hexagone. Son corpus logique procédait d’un piège tendu aux parlementaires, dont ni l’axiome, ni l’inférence ainsi posés ne rend compte, un tant soit peu, de la réalité qui gouverna ces événements tragiques.

Le raisonnement permettant d’induire, à partir d’une prétendue absence de soldats français au Rwanda, que l’armée tricolore « n’a pu participer, de près ou de loin, au génocide », n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui sous-jacent aux propos prononcés, huit ans plus tôt, par Charles Josselin, alors ministre de la Coopération, lorsqu’à l’instar du général Quesnot, il avait fait observer à un journaliste de Ouest-France4 que « ce ne sont pas les Français qui tenaient les machettes qui ont tué plusieurs centaines de milliers de Tutsi ». Quesnot et Josselin n’avaient, à cette occasion, fait qu’interpréter une énième variation sur le seul et même thème de la dissimulation d’un génocide commis par procuration.

Il convient en effet de garder à l’esprit qu’à l’exception de l’interférence de quelques fonctions clés indispensables à la perpétration de l’ethnocide des Tutsi, le modus operandi concocté par les génocidaires ne nécessita d’autre présence militaire, dans le pays des mille collines, que celle des miliciens formés par les soldats français au cours des quatre années qui l’avaient précédé. Ceci, bien entendu, complété par le recours aux petites mains du génocide qui obéissaient à leurs ordres. Lors, quand les membres de l’opération Amaryllis procédèrent à l’évacuation des ressortissants occidentaux, c’est précisément à ces miliciens, dont ils avaient au préalable assuré la formation, qu’ils transférèrent la misérable destinée des Tutsi.

AU MOMENT DU DÉCLENCHEMENT DU GÉNOCIDE, AMARYLLIS N’ÉTAIT PAS CENSÉE ÊTRE ENCLENCHÉE !

En usant de l’expression « au moment du déclenchement des massacres », le ministre français des Affaires étrangères venait là de poser, à l’attention des députés, le décor d’une scène sur laquelle était censée s’être jouée, non pas un génocide, mais la tragédie d’une catastrophe naturelle. Si le ministre, lors de sa réponse au député Lefort, eût opté pour un discours de vérité, il eût, à l’évidence, usé de l’expression « au moment du déclenchement du génocide ». Ainsi en eût-il situé l’instant précis et connu à l’avance de ses planificateurs. En choisissant toutefois de parler du « moment du déclenchement des massacres », il resta aussi imprécis dans le temps qu’on peut l’être lorsque l’on devise de celui d’une épidémie dont il est, en pratique, impossible de connaître ni l’instant ni le lieu. Au contraire, le ministre présenta aux élus du peuple une terre de laquelle surgiraient, de façon chaotique, des exterminations spontanées, non prévisibles et non identifiables.

Cependant que le moment du déclenchement du génocide est connu de tous les juges, de tous les Rwandais et de tous les spécialistes de la question. Il s’agit précisément du 6 avril 1994 au soir, dans l’heure qui suivit le crash du Falcon 50 transportant le président rwandais Juvénal Habyarimana. Ces premiers massacres n’avaient rien de spontané puisqu’ils furent perpétrés à partir de listes préétablies.

Au moment donc du déclenchement du génocide, le nom d’Amaryllis n’avait bien sûr pas encore été publiquement prononcé, quand bien même l’activisme du gouvernement français laisse supposer qu’il se trouvait déjà à portée de main dans les tiroirs. On attendit le lendemain de l’attentat pour qu’il soit question officiellement, au Quai d’Orsay, de demander à l’ambassadeur français au Rwanda, Jean-Michel Marlaud, « d’apprécier l’opportunité d’une évacuation de la communauté française, compte tenu de la dégradation brutale de la situation à Kigali ». C’est ensuite le 8 avril que le ministère des Affaires étrangères annonça qu’il avait pris des dispositions « pour procéder à l’évacuation de (ses) ressortissants ». C’est enfin dans la nuit du 8 au 9 avril, soit deux à trois jours après le début du génocide, que se posèrent au Rwanda, dans le cadre de l’opération Amaryllis, les cinq premiers C-160 desquels débarquèrent environ deux cents hommes.

Une chose est certaine : le « moment du déclenchement des massacres » est bien trop précis pour qu’on puisse tenter de le confondre avec celui du déclenchement de l’opération Amaryllis, censé tout de même, ne l’oublions pas, en être la conséquence. C’est pourtant ce dont le Quai d’Orsay, prenant la dialectique pour une barre d’équilibriste, tenta dans sa réponse de convaincre le parlement.

AVANT AMARYLLIS, RIEN NE JUSTIFIAIT LA PRÉSENCE DE SOLDATS FRANÇAIS AU RWANDA

Que signifie dès lors la phrase ambiguë : « Au moment du déclenchement des massacres, il n’y avait sur le terrain aucun soldat français autre que ceux de l’opération Amaryllis » ?

Cette phrase cache en premier lieu une tentative perverse de polluer le débat en y injectant un non sens. Reste qu’en en opérant une infime modification, on est en mesure de révéler le non-dit qu’elle recèle, à savoir « qu’au moment du déclenchement des massacres », le 6 avril, il n’y avait au Rwanda que des soldats français autres que ceux participant à l’opération Amaryllis.

En affirmant cela, le ministre des Affaires étrangères n’aurait toutefois rien dévoilé de plus que ce que la mission d’information parlementaire pour le Rwanda avait déjà clairement elle-même consigné dans son rapport. Celuici mentionne en effet qu’il y avait « 24 assistants militaires techniques (AMT) restés au Rwanda après le départ des troupes de Noroît le 15 décembre 1993 ». Ces AMT n’étaient ni plus ni moins que les coopérants militaires français qui dépendaient du ministère de la Coopération et non du ministère de la Défense.

Des coopérants militaires, tout coopérants qu’ils soient, restent des soldats. C’est en tous cas ce qu’établit un document officiel consignant la modification des accords d’assistance militaire technique qui liaient la France et le Rwanda depuis 1975, ceci en vue de « l’organisation et l’instruction de la gendarmerie rwandaise ». Cette modification, qui prit effet en 1983, autorisait très officiellement, dès cette date, les coopérants militaires français à être associés, de près et de loin, à toute préparation ou exécution d’opérations de guerre. Elle allait même jusqu’à leur permettre de servir dans l’armée rwandaise sous l’uniforme rwandais !5 Peut-être, sous l’uniforme de génocidaires étrangers, le Quai d’Orsay aura-t-il éprouvé quelque difficulté à reconnaître ses soldats …

Parmi les militaires français en poste permanent à Kigali avant l’opération Amaryllis qui alors ne portait pas encore de nom, figuraient notamment un attaché de défense, de même que des conseillers auprès des commandants du bataillon de reconnaissance, de la garde présidentielle rwandaise, des Forces armées rwandaises (FAR) et du chef d’état-major de la gendarmerie rwandaise. Un conseiller de l’armée française auprès de chacun des occupants de ces postes stratégiques nous amène inévitablement à la conclusion selon laquelle les forces rwandaises étaient, dans la pratique, entièrement sous commandement français !

Outre la vingtaine de militaires français officiellement reconnus par la mission d’information parlementaire comme présents au Rwanda au début 1994, ce n’est par ailleurs pas moins d’une cinquantaine de soldats tricolores supplémentaires que le commandement militaire du ministère de la Défense de la République rwandaise avait recensés au 1er mars 1994, un mois donc avant le déclenchement du génocide.

Et le fait que le ministère français des Affaires étrangères ait demandé, le 7 avril, à l’ambassadeur Jean-Michel Marlaud, de solliciter les assistants militaires techniques « pour assurer la sécurité de la résidence et des ambassades », ne saurait, en aucune manière, faire de tous ces « conseillers » ou « assistants techniques » pour le compte de l’armée et de la gendarmerie rwandaises, des membres de l’opération Amaryllis.

« Au moment du déclenchement des massacres », le 6 avril, il n’y avait donc bien, au Rwanda, que des soldats français autres que ceux participant à l’opération Amaryllis. En d’autres termes, des soldats dont aucune opération d’évacuation n’y justifiait alors la présence !

COOPÉRANTS FRANÇAIS ET ARMÉE RWANDAISE : UNE ASSOCIATION DE MALFAITEURS

Parmi ces assistants militaires techniques, le lieutenant-colonel Grégoire de Saint-Quentin se trouvait, quant à lui, dans le camp de Kanombe de Kigali au moment où l’avion présidentiel fut touché par les missiles sol-air. Quatre sous-officiers AMT6 logeaient également dans ce camp où résidaient par ailleurs les commandos parachutistes rwandais à l’encadrement desquels Saint-Quentin était affecté. Le Falcon s’écrasa dans le jardin de la résidence présidentielle, à quelque trois cents mètres à vol d’oiseau de l’endroit où ce dernier résidait alors avec sa famille.7 Jusqu’au 12 avril 1994, ce ne sont pas moins de quatre visites qu’il rendra dès lors aux occupants de ladite résidence, traversant probablement à cette occasion nombre de théâtres d’assassinats collectifs avant de parvenir auprès de leurs commanditaires. Quatre visites qui n’auront apparemment pas incité ces derniers à mettre fin au génocide dont ils étaient les instigateurs. Mais encore eut-il fallu que tel en eût été l’objet.

Pour ce qui est de l’AMT Jean-Jacques Maurin, alors conseiller du Chef d’état-major des Forces Armées Rwandaises, il assistait, au soir du 6 avril 1994, à la réunion du comité de crise à l’état-major de l’armée rwandaise au camp de Kigali8.

La prise de contrôle de l’aéroport de Kanombe par les soldats français est, quant à elle, révélatrice des liens étroits qui les unissaient alors aux forces génocidaires. C’est dans la nuit du 8 au 9 avril qu’ils en prirent le contrôle, mettant en place « l’équipe AMT du bataillon para rwandais (dans le but de s’assurer) du contrôle de la tour et du dégagement de la piste d’atterrissage obstruée par des véhicules en vue de l’arrivée des premiers éléments d’Amaryllis ».9

Tandis que l’armée rwandaise se livrait depuis deux jours à un génocide planifié, des soldats de l’armée française encadraient donc l’un de ses bataillons d’élite tout en se livrant, à l’aéroport de Kigali, à une opération militaire coordonnée avec Paris.

Ces assistants militaires techniques qui prirent le contrôle de l’aéroport, par armée génocidaire interposée, étaient ceux-là mêmes dont la fonction, au titre de la coopération française, consistait à assister le bataillon de commandos parachutistes qui était, aux côtés de la Garde présidentielle, en train de se livrer à un génocide à Kigali. Et pour prendre le contrôle de cet aéroport, il fallut bien que quelqu’un confère aux soldats français l’autorité leur permettant d’enjoindre la Garde présidentielle, mais aussi les para commandos, à libérer la piste d’atterrissage.

Il n’est d’ailleurs, pour se convaincre de l’existence de cette véritable association de malfaiteurs, que de se fier aux propos tenus par l’amiral Lanxade à la télévision française aux tout débuts de l’opération Amaryllis, lorsque ce dernier déclara « tenir l’aéroport avec l’aide des forces armées rwandaises ».10 On ne peut, aujourd’hui, que s’étonner d’une telle franchise, et plus encore de ce qu’elle n’ait entraîné aucune indignation particulière. Cette collaboration franco-génocidaire, en pleine perpétration d’ethnocide, est d’autant plus surprenante que les troupes de l’ONU qui, jusqu’alors, contrôlaient l’aéroport, étaient désormais tenues prisonnières par la Garde présidentielle rwandaise. Le même corps d’armée qui venait de transférer à la France le contrôle dudit aéroport.

« PAS DE POLÉMIQUE ! »

Dans son numéro de haute voltige, le ministre des Affaires étrangères a assurément misé sur l’ignorance ou le peu d’intérêt de nombre de politiques et journalistes pour la question rwandaise. Ceux-ci, n’ayant pas pris le temps de consulter le volumineux rapport de la mission d’information parlementaire, ne sont pas en mesure d’apprécier la décision de son président Paul Quilès de blanchir la France, qui ne peut en aucun cas être déduite des travaux qu’elle consigne.

Le ministre français clôtura le « débat » en précisant à Jean-Claude Lefort que « la position de la France était aujourd’hui de privilégier l’avenir et de ne pas entrer dans une polémique ». Le Quai d’Orsay invita ainsi le représentant du peuple à éviter de se retourner sur la question de l’implication de la France dans le génocide. Il évoqua à cet effet la rencontre de son prédécesseur avec son homologue rwandais Charles Murigande, au cours de laquelle « il avait été convenu de mener un travail de mémoire en commun ». Il se garda cependant d’informer le député de la création au Rwanda, à la suite de ladite rencontre, d’une commission ad hoc chargée de mesurer précisément le degré d’implication de la France dans la tentative d’éradication du peuple tutsi. Une Commission dont le rapport est aujourd’hui entre les mains du président du Rwanda.

Notes

1 Journal légal français.

2 Ministère français des Affaires étrangères.

3 Opération qui se déroula du 9 au 14 avril 1994, et qui consista à procéder à l’évacuation des Occidentaux.

4 Le 17 octobre 1997.

5 Dans son rapport sur la réforme de la coopération militaire, en 2001, l’ancien député socialiste Bernard Cazeneuve a tenu à rappeler que « du fait de sa signification, le port de l’uniforme local, que du reste toutes les armées occidentales n’acceptent pas, est une concession politique, et un signe militaire fort qui ne doit pas être galvaudé ».

6 Selon le rapport de la Mission d’information parlementaire, ces assistants militaires techniques étaient entre autres affectés au soutien à l’armement lourd (portée 14 km) ainsi qu’au conseil et à l’assistance des moniteurs qui formaient les jeunes du bataillon de paras.

7 Selon la correspondance qu’il a adressée à la mission d’information parlementaire. Il y date ses visites à la résidence présidentielle des 6, 7, 9 et 11 avril.

8 Fiche du ministère de la Défense du 7 juillet 1998 - Enquête sur la tragédie rwandaise 1990-1994 [Tome II, Annexes, p.269], page 350 – L’officier Maurin l’affirme lui-même dans ce document.

9 Compte-rendu d’action du lieutenant-colonel Maurin.

10 C’est ce que nous rappelle Danielle Birck dans La télévision et le Rwanda, in Les Temps modernes, juillet 1995, p. 185.

Mis en ligne par Serge Farnel
 21/10/2008

N°2 • 2008

La Nuit rwandaise n° 2 • 7 avril 2008 10 euros • 416 pages ISBN : 2-84405-230-4
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