Jacques Morel , Georges Kapler

Erwan De Gouvello, un bien étrange diplomate

Un officier français, le major De Gouvello, est affecté au bataillon de reconnaissance au camp Kigali en 1994. Il est Assistant militaire technique (AMT) et considéré comme faisant partie du DAMI. Il évacue un employé du Centre culturel français lors des troubles sanglants de février 1994. Il est vu au Centre culturel français de Kigali le 11 avril, en plein génocide, accompagné par deux membres de la garde présidentielle rwandaise. Que faisait-il au camp Kigali ? Y était-il présent le matin du 7 avril ? Qu’a-t-il fait lors de la mise à mort des dix casques bleus belges et l’assassinat du premier ministre ? Que fait-il le 11 avril avec des gardes présidentiels qui sont le fer de lance des massacres ? Lors de Turquoise, on le retrouve comme conseiller du colonel de Stabenrath. Après le Rwanda, Erwan de Gouvello devient conseiller d’ambassade aux Comores, puis attaché au Protocole au Quai d’Orsay, enfin consul à Lagos.

Cette carrière peu ordinaire suscite bien des questions.

1. LE MAJOR « DE JAVELLO » EN MARS-AVRIL 1994

Vénuste Kayimahe, employé au Centre culturel français de Kigali, raconte comment il a été évacué par un militaire français, le major « De Javello », le 22 février 1994 à la demande de Anne Cros, directrice du Centre culturel français, alors que lui et sa famille étaient menacés dans le quartier de Gikondo où ils habitaient. Prévenu par un autre employé du Centre culturel que le major De Javello l’attend, il emprunte avec les siens des chemins détournés pour éviter les Interahamwe qui pullulent dans son quartier :

Le major « De Javello », que je connaissais très bien pour lui avoir souvent prêté des cassettes vidéo et avoir brièvement discuté avec lui, à ces occasions, de la politique franco-rwandaise, nous attendait au volant de son « Combi » Volkswagen, le pistolet sur le siège à côté de lui. Je trouvais que c’était insuffisant comme arme, mais il manifestait beaucoup d’assurance et m’affirma que s’ils tentaient de nous arrêter, les miliciens le regretteraient. Je lui demandai de passer chercher Pierre G. et sa famile, et il y consentit sans problème.1

Réfugié depuis lors au Centre Culturel, Vénuste supplie, après le 7 avril, sa direction et les militaires français qui séjournent au centre, d’aller chercher ses autres enfants et de les évacuer tous ensemble. Mais les ordres donnés par l’ambassadeur sont qu’on n’évacue pas de Rwandais. C’est ce que lui répète, le 11 avril, le même major « De Javello » qui vient rencontrer des militaires français occupant le Centre.

Kayimahe ajoute :

Le major « De Javello » était affecté à la coopération militaire, au DAMI exactement. Accompagné par deux gardes du corps rwandais, membres de la Garde présidentielle, il venait donner des instructions à ses compagnons d’armes [...] Je me demandais pourquoi le major, au lieu d’une escorte française, avait préféré se faire accompagner de ces gens dont l’institution était en train de se salir ouvertement les mains dans le génocide. Il avait son bureau au camp Kigali et jouissait, grâce à sa qualité d’officier français, d’un grand prestige et d’un grand pouvoir. Il me l’avait manifesté en nous évacuant de Gikondo. S’il l’avait voulu, il eût pu nous faire quitter le Centre et rejoindre un point de regroupement et d’évacuation quelconque, sans être inquiété. Mais, cette fois encore, il a choisi de rester aux ordres de la diplomatie.2

Vénuste Kayimahe note que le major « De Javello » a son bureau au camp Kigali. C’est au camp Kigali qu’ont été assassinés les dix paras belges le 7 avril. C’est là aussi que stationnent des éléments du bataillon de reconnaissance3 et que se trouve l’état-major des FAR.

Interrogé à Kigali en 2004, Vénuste Kayimahe dit que le nom Javello lui avait été donné par un employé du centre culturel qui n’avait pas forcément bien saisi la prononciation. D’autres sources nous apprennent que ce « Alain de Javello » pourrait bien être Erwan de Gouvello.

2. ERWAN DE GOUVELLO VIENT DES TROUPES DE MARINE

La consultation du Journal Officiel nous apprend qu’en 1992, le capitaine Erwan De Gouvello, des troupes de marine, est promu commandant4 :

J.O n° 156 du 7 juillet 1992

TEXTES GENERAUX

MINISTERE DE L’INTERIEUR

Décret du 3 juillet 1992 portant nomination et promotion dans l’armée active

NOR : DEFM9201602D

Par décret du Président de la République en date du 3 juillet 1992, sont nommés ou promus dans l’armée active :

ARMÉE DE TERRE

I. - OFFICIERS DE CARRIERE

Corps des officiers des armes

Au grade de commandant

À compter du 1er juillet 1992

Pour prendre rang du 1er août 1992

Les capitaines :

...

De Gouvello (Erwan, Marie, Claude, Amédée), troupes de marine.

Le grade de major indiqué par Vénuste Kayimahe correspond bien dans l’armée française à celui de commandant.

3. ERWAN DE GOUVELLO EST AFFECTÉ AU BATAILLON DE RECONNAISSANCE DES FAR

La liste des officiers de l’armée rwandaise arrêtée au 1er mars 1994 révèle que le major de Gouvello est intégré dans le bataillon de reconnaissance (RECCE).5

BN RECCE Comd Bn NZUWONEMEYE Fr Xavier Maj BAM

[...]

ESC RECCE A Comd ESC SAGAHUTU Innocent Capt

[...]

ESC RECCE B Comd ESC DUKUZUMUREMYI Anaclet Capt

[...]

ESC RECCE C Comd ESC SEBAHINZI Sylvestre Capt

[...]

Cie Inf (RECCE) Comd Cie MUNYARUBUGA Joseph SLt

[...]

Assistants Techniciens FRANÇAIS

DEGOUVELLO Maj

TEURA Salomora Jacques AC

DUCOURTIOUX André Jean-François AC

Le bataillon de reconnaissance est basé au camp Kigali à Kigali. Ce bataillon est un des trois fers de lance des massacres avec la garde présidentielle et le bataillon para-commandos. En particulier le 7 avril des blindés AML dont le bataillon de reconnaissance est équipé, tirent sur les casques bleus. Le capitaine Innocent Sagahutu, qui a fait l’école supérieure d’application de l’arme blindée de Saumur,6 et commande l’escadron A du bataillon de reconnaissance, est un des officiers qui dirigent la traque du Premier ministre, madame Agathe Uwilingiyimana, qui est assassinée le 7 avril peu avant midi.

Le commandant de Gouvello était probablement à son poste au camp Kigali ce matin-là. Qu’a-t-il fait lors de la traque du Premier ministre ? Qu’at-il fait pendant le lynchage des dix casques bleus belges ? Aucun document n’indique qu’il se soit opposé à l’utilisation des blindés fournis par la France contre les casques bleus et qu’il ait tenté d’empêcher la mise à mort de Agathe Uwilingiyimana et des dix paras belges.

Le « CBA de Gouvello » figure aussi dans le schéma de diffusion de l’alerte et du renseignement de la Mission d’assistance militaire. CBA serait une abréviation pour Chef de bataillon, soit commandant. Il y dépend du Capitaine Lacoste, un aviateur, et l’adjudant-chef Ducourtioux dépend de lui.7

4. IL RÉAPPARAÎT AVEC TURQUOISE

Un commandant dénommé « Pegouvelo » est conseiller du colonel de Stabenrath à Gikongoro durant l’opération Turquoise. « Assisté du commandant Pegouvelo qui connaît remarquablement le pays, écrit Yves Debay dans Raids, le colonel de Stabenrath reconstruit administrativement la région de Gikongoro »8. Il semble bien qu’il s’agisse du commandant de Gouvello. En effet, ce Pegouvelo signalé par Raids dans l’opération Turquoise est aussi commandant. Sa connaissance du Rwanda montre qu’il était probablement Assistant Militaire Technique (AMT). La proximité avec le nom De Gouvello est frappante. Ce ne serait que la lettre D qui serait devenue P 9.

5. DES TROUPES DE MARINE À LA DIPLOMATIE

En 1996, Erwan de Gouvello, chef d’escadron des troupes de marine, est décoré de la Légion d’honneur10 :

J.O n° 150 du 29 juin 1996 page 9747

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

ORDRE DE LA LEGION D’HONNEUR

Décret du 26 juin 1996 portant promotion et nomination

NOR : DEFM9601537D

Ministère de la défense

Par décret du Président de la République en date du 26 juin 1996, […] sont promus ou nommés […] :

ARMÉE DE TERRE

Gouvello (de) (Erwan, Marie, Claude), chef d’escadrons, troupes de marine ;

Il est inscrit au tableau d’avancement en décembre 199611 :

J.O n° 298 du 22 décembre 1996 page 19000

MESURES NOMINATIVES

MINISTERE DE LA DEFENSE

Décision du 13 décembre 1996 portant inscription au tableau d’avancement pour l’année 1997 (armée active)

NOR : DEFM9602191S

Par décision du ministre de la défense en date du 13 décembre 1996, sont inscrits au tableau d’avancement

pour l’année 1997 les officiers dont les noms suivent : ARMÉE DE TERRE

I. - OFFICIERS DE CARRIÈRE Corps des officiers des armes Pour le grade de lieutenant-colonel

Les commandants :

59 De Gouvello (Erwan, Marie, Claude, Amédée), troupes de marine.

Il est promu lieutenant colonel en juillet 199712 :

J.O n° 160 du 11 juillet 1997 page 10530

MESURES NOMINATIVES

MINISTÈRE DE LA DEFENSE

Décret du 10 juillet 1997 portant promotion et nomination dans l’armée active

NOR : DEFM9701674D

Par décret du Président de la République en date du 10 juillet 1997, sont nommés ou promus dans l’armée active :

ARMÉE DE TERRE

I. - OFFICIERS DE CARRIÈRE

Corps des officiers des armes

Au grade de lieutenant-colonel

Pour prendre rang du 1er août 1997

De Gouvello (Erwan, Marie, Claude, Amédée), troupes de marine.

En décembre 1999, le lieutenant-colonel Erwan de Gouvello est intégré dans la diplomatie en tant que conseiller des affaires étrangères de 2e classe13 :

Décret du 28 décembre 1999 portant intégration (agents diplomatiques et consulaires)

NOR : MAEA9920454D

Par décret du Président de la République en date du 28 décembre 1999, M. de Gouvello (Erwan), lieutenant-colonel, est intégré sur sa demande dans le corps des conseillers et secrétaires des affaires étrangères en qualité de conseiller des affaires étrangères de 2e classe à compter du 1er novembre 1999.

Erwan de Gouvello est, en janvier 2002, conseiller à l’ambassade de France à Moroni, aux Comores :

Et dans le domaine plus précis des affaires consulaires, M. Erwan de Gouvello, Premier conseiller a clairement indiqué que « les visas rejetés, le sont pour deux raisons, soit parce que les dossiers sont incomplets, soit parce que les délais ne sont pas respectés ». Il a par ailleurs indiqué qu’un « grand chantier de rénovation de l’ambassade est à l’étude » et il permettra « d’accueillir dans l’enceinte les gens dans des conditions excellentes ». La deuxième partie de la conférence a été consacré au bilan de laCoopération. Depuis le coup d’État fomenté par le colonel Azali Assoumany, la France a « arrêté la coopération militaire et institutionnelle avec les Comores et a maintenu les projets à caractère social et éducatif » a souligné M. Erwan de Gouvello, Premier conseiller.14

En 2004, Erwan de Gouvello est responsable du Cérémonial au service du protocole au Quai d’Orsay :

Ministère des affaires étrangères / Protocole / Cérémonial

37, quai d’Orsay 75700

Paris 07 SP

Téléphone +33 1 43 17 47 62

Télécopie +33 1 45 56 17 31

Erwan de GOUVELLO

Il est nommé en mai 2005 consul général de France à Lagos, au Nigéria15 :

Décret du 10 mai 2005 portant nomination d’un consul général de France à Lagos

NOR : MAEA0520149D

Par décret du Président de la République en date du 10 mai 2005,

M. Erwan de Gouvello, conseiller des affaires étrangères de 1re classe, en fonction à l’administration centrale, est nommé consul général de France à Lagos, en remplacement de M. Joël Louvet, appelé à d’autres fonctions.

Ce parcours des troupes de marine à la diplomatie suscite quelques commentaires. Il est exceptionnel qu’un officier passe dans la diplomatie encore plus quand il vient des troupes de marine (RPIMA ou RICM). Tout semble témoigner que la carrière de Monsieur Erwan de Gouvello a bénéficié de protections spéciales. Ceci peut indiquer que le commandant de Gouvello a joué un rôle très particulier au Rwanda.

L’ambassade de France aux Comores est une ambassade peu ordinaire, tenu compte que le mercenaire français Bob Denard a fait et défait les présidents de ce pays pendant de nombreuses années. La nomination d’un ancien officier des troupes de marine au poste de Consul de France à Lagos interroge également, vu le précédent du soutien de la France à la sécession du Biafra, région du Nigéria riche en pétrole, au temps où Jacques Foccart tentait d’agrandir l’empire colonial français aux dépends des ex-colonies britanniques.16

6. QUEL A ÉTÉ LE RÔLE DE ERWAN DE GOUVELLO AVANT ET PENDANT LE GÉNOCIDE ?

Il serait utile à la vérité d’interroger M. Erwan de Gouvello, consul général de France à Lagos, sur ce qu’il a fait et vu le 7 avril 1994 au « camp Kigali » à Kigali, d’où sont partis les soldats et les blindés qui ont attaqué les casques bleus et assassiné madame Agathe Uwilingiyimana, Premier ministre, et où dix casques bleus belges ont été lynchés. Les sous-officiers placés sous ses ordres, les adjudant-chefs Teura et Ducourtioux pourraient être également interrogés. Le fait qu’il ait été escorté le 11 avril par deux hommes de la garde présidentielle tendrait à montrer qu’il collabore avec les tueurs puisqu’aucun cas de membre de la garde présidentielle qui se soit opposé aux massacres n’est connu de nous.

Le commandant de Gouvello réapparaît lors de l’opération Turquoise. Il est permis de s’interroger s’il n’est pas l’officier français ou un des officiers français qui sont fort probablement restés pendant tout le génocide pour conseiller le chef d’état-major des FAR, Augustin Bizimungu, ou son chef des opérations, le colonel Gratien Kabiligi.17

Le fait qu’il n’ait pas été entendu par la Mission d’information parlementaire, que son nom ne soit jamais cité et la suite de sa carrière tout à fait exceptionnelle, suggèrent que le commandant Erwan de Gouvello a joué un rôle important dans les événements d’avril à août 1994 au Rwanda.

Notes

1 V. Kayimahe [1, p. 144]

2 V. Kayimahe ibidem p. 218

3 L. Melvern [2, p. 124]

4 http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=DEFM9201602D

5 République Rwandaise, Ministère de la Défense nationale, Armée rwandaise, Etat-major, G1, Kigali le 05 mars 1994, Objet : Situation officiers armée rwandaise arrêtée au 01 mars 1994

6 Didier Patry [3, p. 67]

7 Schéma MAM de diffusion de l’alerte et du renseignement, annexe non publiée par la Mission d’information parlementaire au Compte-rendu du Colonel Cussac et du Lieutenant-colonel Maurin, Paris, 19 avril 1994.

8 Yves Debay, Avec les marsouins face au FPR, Raids 101, p. 28

9 Les fautes d’orthographe des journalistes sur les noms des militaires sont courantes, ceux-ci n’ayant pas l’habitude au Rwanda de décliner facilement leur identité.

10 http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=DEFM9601537D

11 http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=DEFM9602191S

12 http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=DEFM9701674D

13 http://www.adminet.com/jo/20000101/MAEA9920454D.html

14 http://fr.groups.yahoo.com/group/habari/message/13843

15 http://www.admi.net/jo/20050512/MAEA0520149D.html

16 Entre 1967 et 1970 : plus d’un million de Nigérians trouvent la mort au cours de la tentative de sécession de la région pétrolière du Biafra. La sécession du général Ojukwu est soutenue par la France et ses satellites, la Côte d’Ivoire et le Gabon, contre l’armée fédérale nigériane soutenue par la Grande Bretagne et alimentée en armes par l’URSS. La guerre et la menace de famine due au blocus de la région servent de prétexte à une vaste campagne de solidarité en France pour les Biafrais. C’est là que se crée Médecins sans frontière avec Bernard Kouchner. Des avions marqués de la Croix-Rouge débarquaient des armes. Alors que la sécession, proclamée en mai 1967, était en passe d’être réduite, les mercenaires, les armes et les fonds secrets de Foccart et de la société pétrolière ELF prolongèrent durant 30 mois cette effroyable guerre civile. Cf. Billets d’Afrique numéro 43 B. Jean Varret, qui, en tant que chef de la Mission militaire de coopération, intervient au Rwanda de 1990 à 1993, organisait à l’époque depuis le Gabon l’approvisionnement en armes des partisans d’Ojukwu et de mercenaires comme Bob Denard. Cf. Chaîne Histoire, 31 décembre 2003

17 Le général Lafourcade confirme en 2006 que des militaires français sont restés enfermés à Kigali. Ils ont pu séjourner dans un des camps militaires, le camp Kigali, le camp de la garde présidentielle ou le camp de Kanombe sans être vus par les casques bleus ou des journalistes. Cf. G. Périès, [4, p.324].

Références

[1] Vénuste Kayimahe : France-Rwanda : Les coulisses du génocide. Dagorno, 2002.

[2] Linda Melvern : A people betrayed - The role of the West in Rwanda’s genocide. Zed Books, 2000.

[3] Didier Patry : Rwanda, face à face avec un génocide. Flammarion, 2006.

[4] Gabriel Périès et David Servenay : Une guerre noire -Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994). La Découverte, 2007.

Mis en ligne par Georges Kapler, Jacques Morel
 20/10/2008

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