Emmanuel Cattier

Le « chiffon de papier », du premier accord d’Arusha à la rébellion des autorités de la France au Rwanda

Les accords de cessez-le-feu entre le gouvernement rwandais et le FPR, depuis celui signé le 29 mars 1991, stipulait le départ des troupes françaises du Rwanda et l’interdiction aux belligérants de s’approvisionner en armes. La France n’a pas respecté ces clauses au prétexte que ses troupes n’étaient là que pour assurer la sécurité de ses ressortissants et ne participaient pas au conflit. Elle n’a évacué ses troupes qu’à l’arrivée de la MINUAR en décembre 1993 et elle n’a pas cessé ses livraisons d’armes. François Mitterrand en particulier s’est opposé à plusieurs reprises à l’évacuation des troupes françaises alors qu’elle était proposée par le chef d’état-major des armées et le gouvernement socialiste de l’époque. Il apparaît donc que loin d’avoir appuyé ces accords de paix, la France les a violés.

Cet aspect de la complicité de la France avec ceux qui allaient perpétré le génocide n’avait été mis à jour jusqu’ici, ce qui fait tout l’intérêt du texte suivant d’Emmanuel Cattier dont nous publions ici l’essentiel.


N°3 • 2009

La Nuit rwandaise n° 3 • 7 avril 2009 485 pages • 10 euros ISBN 2-84405-236-3
LNR

La troisième livraison de La Nuit rwandaise, revue annuelle sur l’implication de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda de 1994, est dédiée à la mémoire d’Alison Des Forges et de Jean Carbonare. Alors qu’à la veille de la quinzième commémoration du génocide, l’opinion est focalisée sur (...)

Serge Farnel

Jean Carbonare n’est plus. Celui a incarné la conscience française au Rwanda – cette conscience qui aura tant fait défaut. Il est l’homme qui, devant des millions de téléspectateurs, aura dénoncé non seule- ment la préparation génocide des Tutsi, mais aussi « notre pays, qui supporte militairement et (...)

Serge Farnel

Début novembre 2008, Rose Kabuye, directrice du protocole prési- dentiel rwandais, était arrêtée à Francfort, en vertu d’un mandat d’arrêt prononcé par le juge Bruguière avant de prendre sa retraite.

Benjamin Chevillard

Le mercredi 19 octobre 1983 paraît Affaires africaines. Il s’agit d’un livre de 279 pages auxquelles s’ajoutent 54 pages de documents et une chronologie. Bien que son titre ne le laisse pas clairement entendre, l’enquête se focalise sur le Gabon, et sur les relations du sommet de l’État gabonais (...)

Serge Farnel

Dans l’ouvrage Le monde selon K., sorti aux éditions Fayard en janvier 2009, Péan consacre deux chapitres aux tribulations de Kouchner au Rwanda. Soixante dix pages au cours desquelles il se contente de recycler les vieilles ficelles qu’il utilisa, trois ans plus tôt, aux fins de bâtir un (...)

Bruno Boudiguet

La meilleure façon de comprendre Pierre Péan, c’est d’examiner son œuvre. Remontant aux origines de sa carrière de « déstabilisateur », on rencontre la très fameuse affaire des diamants de Giscard d’Estaing, une « affaire » qui a indiscutablement coûté sa réélection à ce dernier. Bruno Boudiguet a (...)

 La Nuit rwandaise | 2000 · 2020